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La fourmi rouge MYRMICA RUBRA :

Info Fourmis : Fiche d'élevage :
Notre collègue Dominique Dewulf est un grand spécialiste de cette fourmi. Dans les années à venir on trouvera sans doute dans le commerce le grand guide de l'élevage de la Myrmica Rubra.

 

Du jaunâtre à rouge brun, cette fourmi de taille moyenne possède un aiguillon. Elle vit dans les bois, les prairies, les jardins dans la terre ou sous des pierres la terre et souvent elle érige un petit monticule . Comme d'autres fourmis , on la rencontre aussi dans des bois morts, souches et sous l'écorces. On trouve parfois une colonie entière dans des gros bois tombés à terre. Elle se nourrit de matières protéinees, mortes ou vivantes. les larves ont besoin de cette protéine pour se développer. Le sucre des plantes est plutôt consommé par les ouvrières et les reines. D'après des expérience de D Dewulf sans la présence de larves la MR consomme uniquement de la matière sucré mais dés que les premières larves sortent des oeufs elles mangent de la protéines.

Essaimage de juillet à août.

 

MYRMICA RUBRA :
RUBRA : 4 à 5.3 mm.

 

 

 

Espèce proliférant dans des lieux humides, on aurait tendance à considérer que l'hygrométrie suffisante dans un nid artificiel, quel qu'il soit, soit satisfaisant pour l'élevage des myrmica rubra. Bien que ce système d'approche ne mettra pas la colonie en danger, il est préférable de " copier " l'observation faite sur les nids de myrmica rubra dans leurs biotopes naturels. Cette espèces, il est vrai se trouve en abondance dans les lieux humides, mais durant la période printanière et estivale, on remarque que les immatures aux stades nymphales sont stockés dans des chambres sèches exposés au soleil.

 

Pour l'élevage d'une petite colonie comportant 1 voir 2 reines, un tube à essai avec réservoir à eau et munis d'un accès à une aire de récolte suffit amplement. Les fourmis choisiront d'elles même l'éloignement ou le rapprochement des larves par rapport au coton les séparant de l'eau.

 

Aperçu de l'intérieur d'une chambre d'un nid en plâtre vertical (myrmica rubra)

Nid.

Pour des colonies plus grandes, ou des colonies dont vous voulez augmenter l'importance tout en gardant possible l'observation interne du nid, il vous faut adopter un nid en plâtre verticale ou horizontale, avec une aire de chasse reliée par un tube. Ce style de nid que l'on peut voir partout les plans dès qu'il s'agit d'élevage de fourmis convient dans une certaine mesure. En effet l'hygrométrie via un réservoir au pied du nid en plâtre ou via une mèche humidifiant le nid par capillarité pose tous deux une incommodation des myrmica ! Ces 2 systèmes humidifient l'intégralité du nid…ce qui n'imite pas tout à fait l'abri naturel de cette espèce. Pour y remédier la solution est de cassé le nid après moulage et séchage. La cassure doit se faire le plus maîtrisable possible de façon à obtenir 2 parties plus ou moins égales mais en restant emboîtable. Il suffira alors, lors de la finalisation (la pose de ou des vitres, de déposer un joint de silicone (type joint pour salle de bain fera l'affaire) entre les 2 parties de plâtre. De cette façon, l'humidification par l'une ou l'autre des méthodes citées plus haut ne s'effectuera que sur une seule partie (la plus basse semble la plus logique). L'autre partie restant sèche, le nid reproduira au mieux le nid naturel de l'espèce.

 

Nid en tube à essai avec réservoir à eau et aire de récolte, idéal pour le démarrage d'une colonie

(messor capitatus) et homerus

Boite. 

La particularité naturelle qu'il ne faut pas imiter dans ce genre de nid est bien évidemment l'exposition au soleil ! l'effet de serre derrière la vitre aurait pour conséquence la fuite hors de nid de toute la colonie voire la mort du couvain ou de la colonie.

 

Passons maintenant à un sujet non moins important : l'alimentation. Pour de petites ou de grandes colonies, du miel mélangé a son volume d'eau sera parfait pour l'apport glucidique. Les glucides sont importants pour l'énergie des membres actifs de la colonie, dans une moindre mesure pour ses membres encore à l'état larvaire. Les larves ont besoin d'un régime plus important en protéines pour un développement convenable. Les protéines seront apportées de préférences par des insectes. Pour les colonies de petite taille (moins de 100 ouvrières environ), ces derniers seront donnés vivants s'ils sont sans défenses (moustiques, drosophiles, moucherons, asticots) ou morts s'il représentent un danger pour les fourmis (carabes, blattes, etc…). Dans ce dernier cas, les tués et/ou les découpés juste avant la distribution pour éviter qu'ils ne se déséches. Pour les grosses colonies ( + de 100 ouvrières), les insectes seront tous donnés vivants de préférence, s'ils sont ailés enlever une aile ! Cela entretien le caractère prédateur de la colonie. Cette alimentation comporte les vitamines et les minéraux que les fourmis obtiennent dans la nature, mais en cas de doute à cause par exemple d'un manque de diversité dans les insectes que vous distribuez à vos pensionnaires, vous pouvez nourrir des mouches avec de la nourriture vitaminée qui sera absorbé via les mouches.

 

L'union fait la force ! Par le nombre les myrmica rubra ont eu raison de cet honorable syrex. (colonie d'environ 1000 individus)

L'union fait la force!!!! 

Dans la nature, rares sont les occasions pour cette espèce de capturer pareil proie (photo ci-dessus). En effet la plupart du temps se sont de petits insectes vivants et morts qui sont ramassés sur les aires de récoltes, ainsi que du miellat des pucerons si leurs environnements proche le leur en offre la possibilité. Pourtant en captivité on s'aperçoit que les myrmica rubra sont capables d'utiliser leurs aiguillons très efficaces et une stratégie carnassières. On peut voir sur la photo ci-dessus des ouvrières maintenir l'insecte pendant que d'autres s'affèrent a couper les articulations vulnérables des membres de l'animal.

 

Ne donné pas plus de nourriture que la colonie peut ingérer, des moisissures se formeront. Il suffit d'attendre que les fourmis ont sortis les restes pour les enlevés a la pince. Les morts de la population coloniale sont aussi stockés à l'extérieur, et le plus loin possible du nid, il vous faudra les ôter également régulièrement. Pour que ce soit plus pratique vous pouvez adapter un compartiment supplémentaire à l'aire de récolte relié par un tuyau, les fourmis iront y entreposer leurs restes.

 

Voilà, je vous souhaite des observations passionnantes et enrichissantes !

 

Dominique Dewulf